L’exhibitionnisme est un trouble psychiatrique non menaçant qui a un impact négatif sur le fonctionnement social, professionnel et autre. Le traitement de l’exhibitionnisme non menaçant dépend de la gravité du trouble et de la réponse de la personne aux traitements. Pour comprendre l’exhibitionnisme et les différents traitements disponibles, lisez cet article !

L’exhibitionnisme non menaçant est un trouble psychiatrique

L’exhibitionnisme est un trouble dans lequel un individu expose ses organes génitaux de façon répétée à un étranger, dans l’espoir d’obtenir une excitation sexuelle intense. Cette excitation conduit à des fantasmes et à des comportements sexuels qui provoquent une détresse et une déficience significatives dans des domaines importants de la vie. Il s’agit d’un trouble relativement rare chez les femmes, mais il touche jusqu’à 30 % des délinquants sexuels masculins. Les options de traitement de ce trouble psychiatrique comprennent la psychothérapie et le traitement par antipsychotiques et ISRS.

Les exhibitionnistes non menaçants ciblent généralement des garçons et des filles mineurs et sont enclins à commettre des crimes sexuels. Exhiber son corps en public est considéré comme un comportement normal pendant la première décennie de l’âge adulte, mais certaines personnes peuvent commencer à s’exhiber plus tard dans leur vie. Par conséquent, environ un tiers de tous les hommes arrêtés pour des crimes sexuels sont des exhibitionnistes, et entre 20 et 50 % de ces individus récidivent.

Les personnes souffrant d’exhibitionnisme non menaçant ont deux façons principales d’exprimer leurs désirs. L’exhibitionnisme est une façon d’exhiber son corps en public. Le flashage peut être de nature sexuelle ou simplement destiné à attirer l’attention. Parfois, l’exhibitionnisme peut être purement choquant. Un homme qui exhibe ses parties intimes en public peut également se livrer à des paraphilies, notamment à l’exploitation sexuelle.

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Les causes de l’exhibitionnisme sont inconnues. Toutefois, des recherches sur le sujet ont montré que 30 % des délinquants sexuels masculins sont des exhibitionnistes. Ce sont les délinquants sexuels les plus fréquemment arrêtés, et 20 à 50 % des exhibitionnistes récidivent régulièrement. Malgré ces statistiques, la plupart des exhibitionnistes ne commettent pas de délits sexuels physiques. Certains de ces individus peuvent même aller jusqu’à produire des films pornographiques.

Les personnes qui se livrent à un exhibitionnisme non menaçant n’ont généralement pas conscience que leur comportement dérange les autres. Les symptômes comprennent une activité sexuelle excessive, un flashage excessif des organes génitaux et l’exposition à des inconnus. Ces comportements sont également une manifestation de la paraphilie – un trouble dans lequel les personnes expriment un intérêt sexuel intense pour les choses, les enfants ou les animaux. Parfois, les individus sont même inconscients, mais ils sont néanmoins motivés par des pulsions sexuelles.

Malgré les effets très répandus du comportement exhibitionniste sur la société, les personnes atteintes de ce trouble ne cherchent souvent pas à se faire soigner d’elles-mêmes. Elles attendent de se faire prendre ou d’être interrogées par les autorités pour se faire soigner. Mais il est important de noter que le traitement de ce trouble est souvent une combinaison de psychothérapie et de médicaments. Ces thérapies visent à fournir à l’individu les outils nécessaires pour contrôler ses impulsions et développer des moyens plus acceptables de faire face à son état.

Elle affecte le fonctionnement social, professionnel et autre.

Il existe deux types de traitements pour ce trouble. Les médicaments, qui inhibent les hormones sexuelles, et la thérapie cognitivo-comportementale. Les ISRS, ou inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, sont souvent utilisés. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un remède, le traitement peut aider les individus à apprendre à faire face à leur trouble et à développer des relations plus saines avec les autres. Cela peut aider les individus à apprendre à contrôler leurs pulsions et leurs sentiments.

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Un diagnostic précis du trouble exhibitionniste nécessite une anamnèse complète du patient, un examen neurologique et l’exclusion d’autres pathologies majeures. Une batterie complète de tests psychologiques, tels que des tests neuropsychologiques, une évaluation des risques et une analyse comportementale, peut être nécessaire pour exclure d’autres pathologies. Un questionnaire d’auto-évaluation portant sur l’excitation sexuelle doit être inclus dans le processus de diagnostic. Les affections cormorbides et la toxicomanie sont également prises en compte lors du bilan psychologique.

Les options de traitement comprennent les ISRS et les anti-androgènes

Il existe plusieurs types de traitement de l’exhibitionnisme, dont deux classes principales : les anti-androgènes et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Tous deux peuvent réduire la libido, qui est souvent associée aux comportements et aux pensées exhibitionnistes. Cependant, si les ISRS peuvent réduire l’impulsivité, ils ne traitent pas le besoin d’exhibitionnisme lui-même. Dans les cas plus graves, des anti-androgènes sont utilisés pour supprimer les niveaux de testostérone et diminuer l’excitation.

Les ISRS constituent souvent la première ligne de traitement des personnes souffrant de ce trouble. Les anti-androgènes, quant à eux, agissent en bloquant les hormones sexuelles mâles et en réduisant les pensées obsessionnelles. Ce type de traitement ne peut être efficace que dans les cas graves. Outre les anti-androgènes, d’autres médicaments contre la dépendance sexuelle peuvent également être prescrits.